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Nimue Création Pas à Pas

Il y a quelques mois de cela, plus d’un an, j’ai compris que Nimue, bien qu’ayant un nom arthurien, n’avait pas encore créer de sujets de broderie issus de la Légende Arturienne. What ?
Cela semblait tout de même incroyable qu’après plus de 17 ans à s’appeler Nimue (La Dame du Lac), rien, aucun personnage, ne transmettait cette culture qui est le terreau de mon inspiration.
 
Une opportunité allait me permettre de me lancer dans la réalisation de ce panthéon arthurien : une invitation à Moscou, comme invitée d’honneur d’un salon art du fil & artisanat, Formula Rukodiela en février 2020.
 
Les premiers sujets de point de croix furent Guenièvre, puis Arthur, le Couple Royal.
Maintenant c’est au tour des êtres de l’Autre Monde, les Enchanteur et Enchanteresse : Merlin et Viviane.

Devenir Créatrice de Broderie

Partie 1 : Comment sait-on que c'est LA bonne idée.

Comment devient-on indépendante ? Comment crée-t-on son activité et comment sait-on que c’est LA bonne idée.
On peut légitimement se demander qu’est-ce qui fait qu’un jour on s’auto-proclame créatrice de broderie ?
 
Sous cette question il y en a d’autres :
  • Pourquoi en faire un métier ?
  • Pourquoi ne pas rester salarié et garder cela pour les loisirs ?
  • Pourquoi la broderie au point de croix ?
  • Comment cette idée a-t-elle germé ?
  • Quand est-ce que cela est devenu une évidence ?
  • Comment sait-on que c’est ça et pas autre chose ?
  • En suis-je capable ?
  • Ai-je du talent ?
  • etc… etc…
 
  • Pourquoi moi ?
 
 
Et puis encore d’autres questions :
  • Peut-on en vivre ?
  • Comment en vivre ?
  • Dois-je créer une entreprise ?
  • Comment crée-t-on une entreprise ?
  • Quelle sorte d’entreprise ?
  • Avec qui ?
  • Seule ?
  • Où ?
  • Qui fait déjà ça et comment ?
  • Y a t-il un marché pour cela ?
  • Me faut-il beaucoup d’argent pour commencer ?
  • Suis-je capable de mener une entreprise ?
  • Ai-je ce talent ?
  • etc… etc..
 
Les questions sont presque infinies… car s’ouvre un chemin vers l’inconnu.
 

C'est un chemin vers l'inconnu

 
Il y a quelques jours une amie de longue date est venue me voir avec cette interrogation en tête : Comment devient-on indépendante ? Comment crée-t-on son activité et comment sait-on que c’est LA bonne idée.
 
Ce sont des questions que l’on m’a posées des dizaines de fois avec plus ou moins de temps pour y répondre.
 
Comme vous le savez Nimuë avance dans sa vingtième année. 20 ans de broderie et d’indépendance.
(Cela a passé tellement vite !)
 
Mais je me souviens très bien de comment l’IDEE a jailli et s’est imposée et je peux même comprendre avec le recul ce qui a mené à cela.
 
Nous sommes en 2001 et je cherche du travail.
Cela fait presque dix ans que je suis en poste comme directrice d’un site culturel (Château de Comper) et j’ai le sentiment d’en avoir fait le tour.
Je veux prendre le large mais aucune porte ne s’ouvre, bien au contraire. Je rame.
Il faut dire que dans mon métier la plupart des postes sont des postes de gestion de sites et les garçons passent toujours avant les filles. C’est déprimant.
Les postes aussi sont déprimants !
Je suis quelqu’un d’hyper créatif avec beaucoup d’énergie et tout ce que je trouve me semble très pauvre au regard de ce que j’ai vécu c’est 10 dernières années où j’avais quasi carte blanche pour inventer.

Je me souviens très bien comment l'idée a jailli.

Je sais que la plupart des gens aime scinder leur vie entre le privé et le professionnel. Cela n’a jamais été mon cas.
C’est très clair dans ma tête depuis l’adolescence : pas de frontière, ma vie professionnelle EST mon loisir.
Je n’ai jamais compris pourquoi il fallait exercer un métier qui ne soit pas jouissif all the time. Mon métier est mon loisir, mon loisir est mon métier.
C’est ce qui fait que je suis investie à 200 % dans tout ce que j’entreprends car cela part d’un désir profond.
 
Mais revenons à 2001.. Par un concours de circonstances j’ai découvert le point de croix depuis peu.
 
En 1999, avec une collègue, nous étions en déplacement au cœur de Rennes et devions patienter pour récupérer une livraison de livres pour notre librairie. Nous nous sommes arrêtées dans une mercerie et je me suis dirigée illico vers les canevas. C’est l’été et depuis mon enfance été rime avec canevas. Avec mes meilleures amies nous passions des heures à broder sous un grand noyer. Pour moi, canevas égal bonheur. Il y a juste un petit souci : je n’ai jamais aimé les motifs des canevas. Je choisissais mes canevas en fonction de leurs tailles (de plus en plus grands) et non des sujets car de toute façon ils ne seraient jamais exposés. Ce que j’aimais c’était broder vite vite vite et partager cela avec mes amies.
 
Ce jour-là à Rennes, voyant ma déception devant les modèles proposés, ma collègue me dit : « mais pourquoi tu ne fais pas du point de croix ? Les modèles sont bien plus beaux ! »
J’avoue, je n’avais jamais entendu parlé de point de croix.
 

Mon métier est mon loisir, mon loisir est mon métier.

Quelques jours plus tard, me voici dans une très grande mercerie que j’adore Ecolaines à la sortie de Rennes vers Vannes. Je trouve le rayon point de croix, je fouille, et je tombe sur un leaflet représentant quatre châteaux forts. Ah ! voilà un thème qui me convient. Sur les conseils de la vendeuse j’achète un coupon d’aïda blanc et des échevettes et je me lance toute seule dans mon coin. Bam ! Electrochoc. Je brode je brode je brode. La messe est dite, me voilà addicte dès le premier modèle. Ensuite je n’ai plus brodé que des personnages de William Morris, Lavender & Lace puis Mirabilia. Mais voilà la source se tarit presqu’immédiatement car il me manque quelque chose sans savoir quoi exactement.
Je crois avoir brodé 3 ou 4 modèles de chaque marque avant de me rendre compte que j’avais besoin de plus.

Ce que j'aimais c'était broder vite vite vite et partager cela avec mes amies.

En septembre 2001, je devais créer une scène forestière dans l’entrée du Palais des Arts de Vannes avec deux personnages Merlin et Viviane.
Lorsque je découvre l’endroit je comprends ma galère. Il y a un énorme radiateur, un extincteur, des panneaux lumineux, une porte, un sol et des murs ayant vécu. Il va falloir masquer tout cela parce qu’on n’a jamais été aussi loin de la poésie et de l’enchantement. Il me faut au moins dix mètres de tissu vert pour faire un fond. Je pars en ville en quête de ce tissu et j’arrive chez Philomène que je découvre. Pour celles qui ne s’en souviennent pas Philomène était à l’époque un des artisans majeurs de la broderie au point de croix. J’entre dans la boutique et choc ! Je vois sur les murs des dizaines de tableaux au point de croix tous plus beaux les uns que les autres. Je discute avec la propriétaire qui m’explique que c’est un métier dont on peut vivre, qu’il existe des logiciels spécifiques pour travailler ses patrons.
 
Je lui montre des images de tableaux que j’aimerais broder dont La Clef de Sandrine Gestin. Elle me dit :  » Si vous faites cela, si vous êtes capable de créer un modèle comme celui-là, je serai votre première cliente. »
 
Je peux vous dire que mon cerveau a commencer à se mettre en route à ce moment-là.

 

Rendez-vous pour la suite : Devenir Créatrice de Broderie Partie 2…

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Annaïck Chauvel

Annaïck Chauvel

Bienvenue dans l’histoire des Créations de Nimue. Ici je partage avec vous le Comment et le Pourquoi de ces créations.

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Cécile Raffray

Passionnant !
merci pour tout.
Vivement Viviane : Guenièvre s’ennuie un peu …

Elisabeth Doudan

Quand j’étais petite j’adorais regarder les catalogues de maison du canevas que maman avait. Mais comme vous, j’en ai fait et les ai laissé au fond d’un tiroir une fois finis… Puis mon frère m’a demandé de lui réaliser un tableau au point de croix sur le chocolat et j’ai adoré mais c’est vrai que dans les années 90, internet n’avait pas la vitesse d’aujourd’hui et dans les boutiques on restait encore sur des classiques kits de DMC pas très palpitants… c’est dans les années 2010 et plus qu’à Comper justement j’ai découvert vos kits et acheté Gaewen. Je me souviens qu’à la même époque j’avais craqué sur le fairies love d’Isabelle Vautier. (Aucun des deux n’est terminé d’ailleurs pourtant très proche de la fin). C’est là que je me suis rendue compte qu’il y avait des créatrices indépendantes très loin de l’esprit de maison du canevas et des kitrs DMC qui correspondaient totalement à mon univers fantasmagorique. J’ai dernièrement découvert Heaven and Heart designs qui me fait désespérer d’avoir assez d’heures pour broder…
J’oserais pas comme vous me lancer dans une telle aventure ce n’est pas mon caractère et j’ai pas l’âme d’une créatrice. Mais je ne saurais vous dire combien je suis enchantée que vous et d’autres comme Isa Vautier ou Créades, pour ne citer que mes préférées, ayiez osé le faire et ayiez donné vie à des univers qui me parlent totalement…
J’espère que vous continuerez longtemps encore à me faire rêver devant de nouveaux modèles tous plus beaux les uns que les autres !!!

PS: Ecolaine est une véritable caverne d’Ali Baba qui me manque dès que je vais faire un tour à Lorient par exemple. Ca devient très dur de trouver de vrais magasins pour la broderie ou alors on en reste aux classiques aida ou toile de lin. Je suis devenue complètement accro à la Lugana que je ne trouve que là ou sur le net…

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